• Suite à la proposition de Bernard, un membre de l'association, l'idée de proposer un moment de rencontre en tout début d'année afin d'échanger des vœux et de se donner mutuellement des nouvelles a été adoptée avec enthousiasme. Cette idée simple a le mérite d'être mise en place facilement. Un bon vin chaud et un morceau de fouace partagés autour d'un braséro et le décor est campé. Pour cette première édition, les villageois ont répondu présents et sont venus en nombre au hangar Cambon. Pendant que les adultes échangeaient des nouvelles concernant la famille, les fêtes de fin d'année ou de multiples autres sujets allant de la géo politique au contexte agricole sud-Aveyronnais, les enfants faisaient griller des chamalows sur les braises. Chacun est reparti content d'avoir participé à ce premier rendez-vous initié par l'association.

       

      Vin chaud de bonne année

       

      Vin chaud de bonne année

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  • Jadis bien présents à l'occasion du solstice d'été, les feux de la Saint-Jean illuminaient le ciel étoilé de nombreux villages alentour. A partir des années 70, leur nombre a décru inexorablement.

    Cependant à Briols, cette tradition a duré plus de temps qu'ailleurs même si elle a connu quelques années d'interruption. Avant de s'inviter sur la place du village, il brûlait joyeusement sur la route qui descend à la fontaine, à coté du pré d'André le maréchal. A une reprise il avait eu lieu en contrebas de la croix, au carrefour des routes de Camarès et de Montlaur. Les plus anciens se souviennent d'André le pastre qui sortait le clairon pour l'occasion. Lorsque le feu déclinait on lui rajoutait sans malice des pneus pour l'alimenter une dernière fois et des enfants espiègles y jetaient des bombes aérosols vides qui explosaient dangereusement : toute une époque !

    Lorsque au début des années 90, l'association a fait perdurer la tradition sur la place de l'église, les polluants ont été bannis, bien sûr et une note sucrée a été ajoutée. Les villageois ont confectionné des desserts qui ont permis à chacun de goûter aux délices maison des voisins !

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  • Contrairement à l'édition précédente, nul nuage se profile à l'horizon. C'est donc l'esprit serein que les préparatifs habituels sont faits dans la bonne humeur. Collecte de bois, préparation des tables pour le repas tiré du sac et toti quanti. Cette année encore, un groupe de musique va mettre un peu d'ambiance autour du feu. "Vira Solhel", Le groupe d'Anne-Marie Rivemale qui allie musique traditionnelle et musique du monde va entraîner dans la danse les villageois présents grâce à ses vielles, cabrette, percussions africaines et accordéon. Le repas réunit une grande partie des Briolais mais aussi des gens venues des alentours. Comme à l'accoutumée, une ambiance agréable, culinairement conviviale permet le partage des plats et surtout des délicieux desserts qui passent et repassent de table en table. La difficile digestion rend les premiers pas de danse difficiles mais Anne-Marie explique et vulgarise, ce qui permet aux moins timides de passer à l'acte. Heureusement l'assemblée recèle une petite poignée d'experts en danses traditionnelles qui donnent ainsi l'impulsion. Le feu est allumé, qui devient brasier, qui chauffe et oblige à un retrait momentané afin d’éviter les visages empourprés. Lorsque sa vigueur s'étiole, le ronde des danseurs l'encercle, comme pour mieux le remercier de la liesse qu'il a permis d'encourager sur la place du village. Une belle et chaude soirée a donc rempli son office; celui de rassembler, d'animer et de rendre les pulsations perceptibles et prioritaires.

     

     

    Les feux de la St Jean

     

     

     

    Les feux de la St JeanLes feux de la St Jean

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les feux de la St Jean

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  • « L’étanchéité du ciel est à mettre en cause dans le bouleversement du programme de la soirée du feu de la Saint-Jean ».

    C’est par ce communiqué que les organisateurs Briolais ont justifié les multiples atermoiements qui ont rythmé la soirée de Samedi. Tout avait commencé dans le respect du protocole.

    Tout d’abord, la mise en place d’une couche de sable sensée garantir le goudron d’une surchauffe fatale. Ensuite la collecte de bois infiniment plus sec que le temps de ces derniers jours. Ne pas omettre la construction du brasier en forme conique, avec de la paille et du petit bois disposé au centre.

    Tout était fin prêt lorsque le vent s’est mis de la partie. Réunis pour manger ensemble, les villageois ont du migrer vers leur camp retranché, à savoir le hangar Cambon. Judicieuse idée si l’on se réfère à ce qui a suivi : bourrasques de vent, averses impétueuses, tourbillons aériens…

    La cinquantaine de convives s’est donc installée un peu précipitamment pour manger à l’abri des éléments déchaînés. Dehors, un barbecue faisait de la résistance face à l’incontinence des cieux. Mais à l’intérieur du hangar on faisait contre mauvaise fortune bonne chère et les desserts passaient de table en table dans une orgie de délices maison qui ravissait tous les gourmands.

    L’arrivée d’un monstrueux nuage géant laissait craindre le pire. Sortis de l’orage en ayant du écarter une branche d’arbre leur barrant le passage, les téméraires musiciens tentaient d’occulter les coups de tonnerre par leurs mélodies traditionnelles.

    Sur le coup de onze heures, refusant de boire le bouillon, certains ont mis le feu au bucher qui n’a pas tardé à prendre, aidé par on ne se sait quel subterfuge. Les musiciens qui avaient suivi la troupe de païens en fête s’étaient réfugiés sous le porche de l’église.

    Et c’est alors que bravant la pluie qui s’invitait à nouveau à la fête, une ronde humaine encercla le feu, dans une joyeuse sarabande dansée. Trempés mais ravis de la tournure des évènements, la poignée de réfractaires à un coucher prématuré ont terminé la soirée par un concert intimiste à l’intérieur de l’église.

    Finalement, les éléments déchaînés n’auront pas entièrement mis à mal l’exercice traditionnel mais aidés à écrire une nouvelle page pour le moins originale, de cette épopée villageoise incandescente.

     

    Les feux de la St Jean

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  • Les mêmes ingrédients sont à nouveau utilisés pour ce deuxième feu du siècle nouveau.

    Après un repas pris ensemble sur la place envahie d'un petit air frisquet, il va faire bon allumer un feu. mais contrairement à l'an passé, celui-ci a du mal à prendre. Une fois décidé à montrer ses muscles de flammes, il crache des étincelles vers l'immensité du ciel et égale en puissance son prédécesseur. Le feu des enfants devient désormais un classique et les grands ne sont pas en reste, nous gratifiant même de figures de style, à l'exemple de Cyril Muret.

    Des velléités de danse se font sentir mais faute de musique, elles ne se concrétisent pas.

    Une ronde est cependant effectuée autour du feu, comme pour sceller le pacte païen et affirmer le plaisir de partager ensemble cette soirée.

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  • Visiblement heureux de renouer avec les fondamentaux de la tradition païenne, les villageois ont bien répondu à l'invitation associative.

    L'après-midi a été consacré au ramassage du bois et les enfants ont pu goûter fièrement à la balade en tracteur. Vers 19 heures, certains sont arrivés sur la place, leur petit panier sous le bras, afin de s'installer pour le pique-nique. Un petit coup de vin pour arroser le tout et la tradition culinaire de partage des desserts est venue mettre à mal les lignes et accentuer les embonpoints. On a attendu patiemment en papotant alors que le bucher et son bonhomme empaillé en cime, attendaient leur heure.

    Dès que l'obscurité a commencé à adoucir les formes, les images de la première édition de la fête de la calade ont été projetées sur le mur de la grange de Jojo Rouve. Ensuite, tout est allé très vite. Une allumette a jailli prestement d'une poche et le bois sec s'est mis à crépiter d'abord doucement puis plus bruyamment pour atteindre la taille d'un brasier géant. Cet amas de combustible en proie aux flammes a obligé les spectateurs à reculer pour échapper à la morsure de l'incendie volontaire.

    Lorsque la vigueur du brasier s'est atténuée, le protocole habituel a repris son cours. Les plus téméraires sont allés se faire roussir les semelles et les plus jeunes ont demandé un feu à leur mesure. On s'est empressé de satisfaire cette requête, bien conscient que des frissons bien maitrisés aident à grandir. Cette modeste soirée destinée à honorer un immense feu a satisfait les participants et certains ont joué les prolongations pour surveiller le rougeoiement des deniers brandons.

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