• Une randonnée poétique...

    En 1990, lorsqu'il s'est agit de trouver un nom pour l'association, l'évidence a voulu qu'on utilise un nom que tous les Briolais avaient entendu un jour ou l'autre dans la bouche des anciens : Les iousses.

    Outre le nom occitan du chêne vert, ce terme désignait les restes d'un gros bosquet situé grosso modo autour des nouvelles villas.

    De beaux spécimens y croissaient jadis, avant que la route, élargie pour favoriser l'avancée du progrès, ne les mettent à mal. Cependant les plus beaux arbres , plastiquement parlant, n'étaient pas situés là mais sur une parcelle appartenant à la famille Roucayrol, au sommet d'une petite colline, à l'est du village.

    De cette endroit se dégage une impression de quiétude et de sérénité mais aussi une certaine noblesse arboricole qui incite au respect. En effet, ces trois yeuses poussent dans vingt centimètres de terre maigre et dégagent pourtant une impression remarquable de force et d'équilibre.

    C'est bien sûr pour cette raison que nous avons voulu utiliser leur image, afin d'illustrer le logo de l'association. Mais pour aller plus loin que cette utilisation iconographique, nous avons souhaité leur rendre un hommage formel.

    Et c'est ainsi qu'est née la balade poétique de juin 2013.

    Une randonnée poétique...

    Après avoir contacté l’écrivain et poète local, Yves Rouquette, nous avons élaboré ensemble le contenu de cet après-midi auquel devait également se joindre le flutiste Joël Thomas.

    En amont, sur la demande d’Yves Rouquette nous avons mis en place un atelier "peinture de galets" avec Michel Julliard, afin que ceux-ci jalonnent le parcours emprunté.

    Nous avons aussi sorti de son fouillis végétal l'aqueduc de Morturiès qui devait servir de halte aux promeneurs auditeurs.

    Le jour J malgré un contexte climatique défavorable, une trêve passagère nous a permis de maintenir la sortie prévue. Partie de Briols, la troupe de marcheurs (environ quarante personnes), a pris la direction de l'aqueduc où une première halte était prévue.

    L'écrivain a alors improvisé sur l'importance de l'eau dans nos contrées et du rapport étroit que l'homme a toujours entretenu avec cet élément indispensable à la vie.

    La flûte de Joël Thomas a ensuite ponctué la prose de l'homme de lettres.

    Une randonnée poétique...

    Une randonnée poétique...

     

     

     

     

     

     

     

     

    La petite troupe a alors continué son mini périple en file indienne. 

    Un paysage inondé par une une profusion de teintes vertes dopées par la pluviométrie abondante de ces derniers mois, sert de cadre somptueux à la marche. Arrivée près de la statue menhir, changement de décor, c'est l'ocre qui écarte le vert.

    Par endroits, le Rougier ne se laisse pas dompter par le végétal. Yves Rouquette continue son histoire, ses histoires. Celles là sont anciennes, issues des tréfonds de la vie de l'homme. Lorsque celui-ci a perçu l'importance qu'il y avait à ne pas simplement manger mais aussi à dessiner, à sculpter. Nous avons la chance d'avoir dans notre sol des témoignages primitifs de ces premiers hommes artistes. Yves Rouquette les convoque, les invite pour les relier à nous, cinq mille ans plus tard.

    Dans ce contexte, la flûte de Joël Thomas semble bien élaborée mais tellement propice à un voyage dans le temps.

    Une randonnée poétique...Une randonnée poétique...

     

     

     

     

     

     

     

     

    Quelques minutes de marche suffisent pour atteindre la dernière étape de la randonnée poétique.

    Ce petit moment permet d’échanger avec son voisin de chemin ou bien de rester immergé dans les évocations littéraires ou bien encore de s'extasier de la nature installée en mode effervescent. Et puis arrivé dans ce si bel endroit, on se dit que l'on devrait y venir plus souvent, une pensée magique flotte dans l'air frais, on devine les trois yeuses heureuses d'avoir de la visite.

    La petite assemblée a besoin de prendre la mesure des lieux, d'arpenter le terrain, de toucher la belle écorce, d'évaluer d'éventuelles forces telluriques. Les enfants jouent à grimper aux arbres.

    Après cette appréhension de l'espace, on invite le poète à évoquer, à dire, à faire jaillir le verbe. Et Yves Rouquette ne s'en prive pas, il parle du monde végétal de notre pauvre condition de terrien et de l'immensité du cosmos qui nous englobe, aujourd'hui plus qu'à l'accoutumée. La parole s'éteint pour laisser un flot de sons délicats sourdre de la flûte de Joël Thomas.

    Un ange passe, plusieurs le suivent : il n'y a plus qu'à siroter la délicieuse marquisette sous ces majestueuses frondaisons.

    Une randonnée poétique...Une randonnée poétique...

     

     

     

     

     

    Une randonnée poétique...

    Partager via Gmail

  • Commentaires

    1
    sab
    Dimanche 17 Mai 2015 à 16:40

    Ben celle de cette année était bien agréable ... j'attend l'article avec impatience !! wink2

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :