Cette édition restera surement comme la plus aboutie et par voie de conséquence celle qui aura connue l'affluence la plus importante depuis la création du festival. Durant les deux jours, une foule joyeuse s'est extraite de parkings saturés pour aller savourer la programmation riche et variée. Dès le vendredi après-midi, les spectacles ont connu une belle affluence et vers 20 heures, la restauration a été prise d'assaut par des festivaliers gourmands et affamés.La soirée musicale a tenu toutes ses promesses avec notamment le concert de Mathis Haug qui, quelques mois plus tard prendrait, la route pour Memphis. Le samedi, plus de monde encore. Des gens heureux d'être là, heureux de savourer tous ces petits moments de bonheur jalonnant la journée. Plus une place disponible sur la place du village pour la famille Goldini, un moment de magie à la tombée du jour dans le pré de Boudou, des concerts de clôture survoltés sans la moindre anicroche! Poésie, cirque, musique, clown, il y en avait pour tous les gouts, toutes les générations. les organisateurs, amputés de quelques forces vives paraient au plus pressé sans jamais être débordés. Une réussite exceptionnelle au bout de la fatigue et une grande satisfaction pour toute l'équipe au vue du bonheur offert à ces centaines de visiteurs. Cette septième édition est a marquer d'une grosse pierre blanche dont l'empreinte restera longtemps dans l'histoire du festival. Un énorme succès donc qui doit être apprécié à sa juste valeur mais qui ne doit pas occulter les difficultés organisationnelles qu'il engendre. Ne jouons pas trop les rabats-joies car la fierté d’avoir réussi ce projet au delà de tout ce que nous avions espéré au départ est bien présente dans les têtes de toute l'équipe
Après l'énorme énergie déployée à l'occasion du festival, une partie de l'équipe (ceux qui n'étaient pas encore partis en vacances), a du se retrousser les manches pour remettre le couvert. Heureusement une partie des équipements nécessaires était restée en place, ce qui a facilité le travail. Comme chaque année, une centaine de personnes ont partagé un repas modeste mais excellent, le principal piment étant de se retrouver sur le pré du hangar Cambon une dernière fois avant la fatidique "rentrée". Pour que le coté festif soit bien là, le trio "Street Swing Orchestra" avait été choisi pour animer la soirée. Les trois Nîmois et leur swing manouche entraînant étaient déjà venu au festival, il y a deux ans. Leur passage avait été apprécié d’où leur retour sur la petite scène. C'est donc une soirée une nouvelle fois détendue, décontractée et ma fois plutôt réussie qui a sonné le clap de fin des animations estivales de l'association.
Peu touché par les premiers frimas, le mois d'octobre a néanmoins permis aux châtaignes de descendre sur terre. Ce dont une équipe de cueilleurs a largement profité pour se procurer un des ingrédients essentiels de la quatrième édition de "contes et châtaignes". C'est dans le Nord Aveyron, près de la ferme de Virginie Ygrié que les cinq Briolais sont entrés en action, munis de gants et de paniers. Merci donc à Virginie pour cette récolte de fruits. Le deuxième ingrédient, tout aussi important est aussi venu du nord du département, mais plus à l'ouest. Résidente de Najac, Sharon Evans, la plus américaine des aveyronnaises, était cette année l'invitée de l'association. Avec une générosité et un amour sincère du public, Sharon a distillé ses histoires avec ce petit accent "amerloc" particulièrement croustillant lorsqu'il s'est agi de conter en occitan. Le monde des contes n'a pas de frontière et l'universalité de ses thématiques participe à son attractivité chez les publics de tous ages. Cette année encore, le hangar Cambon a vibré à l'écoute de ces histoires, véhiculées avec bonheur par Sharon. Auparavant, la soupe de courge avait sustenté une centaine de personnes avant que les châtaignes grillées sur le coup de l'apéro, craquent sous les doigts avides d'en saisir le butin. Les fieffés gourmands amateurs de soirées automnales savouraient alors leur passage au hangar Cambon avant de se laisser emporter dans l'imaginaire fécond de la conteuse musicienne aux pieds nus.
La place du village est désormais bien habituée à ce coup de chaleur qui survient chaque année vers la fin juin. Parfois, elle en conserve même quelques stigmates sur son sol, avec du goudron fondu par endroits. Pour cette édition, le beau temps a accompagné les préparatifs et a permis à la soirée de se dérouler parfaitement. Pendant que le "duo Sentou" (musique trad du Languedoc) se mettait en place, le bar et le buffet "galettes saucisses" s'installaient gentiment. Les villageois arrivaient petit à petit et pouvaient en préambule agréable, siroter un petit apéro pour engager les hostilités amicales et inoffensives. Quel plaisir de partager le premier repas estival sous les frondaisons nouvelles en papotant généreusement. Quelques petits pas de danses esquissés, des plats à goûter... bref que des bonnes choses à partager. Deux excellents musiciens pour enfoncer le clou de cette première soirée de l'année. Et comme cerise sur le gâteau, le grand brasier aux flammes hypnotiques qui se sont envolées dans le ciel de juin comme pour annoncer le vrai départ de la belle saison.
En dépit du mauvais temps bien installé sur la région depuis la fin de l'année, une grande partie des habitants du village a fait un passage au hangar Cambon en cet après-midi triste et maussade. Cela montre bien l'intérêt des Briolais pour ce premier rendez-vous de l'année qui permet d'échanger des vœux tout en se donnant mutuellement des nouvelles des uns et des autres. Objectif atteint sur toute la ligne avec en prime un petit coup de vin chaud et une part de fouace tellement apprécié que les retardataires n'ont pas été gâtes! De petits groupes se sont formés puis recomposés au gré des thématiques abordées. Amical et cordial, ce moment apprécié a surement connu sa plus forte affluence depuis sa création. De bon augure pour l'année qui commence!